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BEAUX-ARTS

La danse Kuchipudi

Le Kuchipudi – une forme de danse divine

Andhra Pradesh est associé à une forme de danse divine: le Kuchipudi, style de danse indigène de l’Andhra Pradesh, qui a pris naissance et évolué dans le village portant le même nom, Kuchelapuri ou Kuchelapuram, un hameau situé dans le district de Krishna. Le Kuchipudi a toujours constitué une entité inhérente et indissociable de la tradition de l’Andhra. La genèse de l’art du Kuchipudi comme pour la plupart des danses classiques indiennes est associée à la religion. Il est connu pour sa grâce, son élégance et son charme. Abdul Tana Shah, petit-neveu du Sultan Mohammed Quli Qutb Shah de la dynastie de Qutb Shahi en était le grand mécène. Le Kuchipudi symbolise l’équilibre parfait entre trois aspects- Nritta ( ou danse pure) Nritya (représentation des sentiments) et Natya (éléments dramatiques de la danse).

Selon la tradition, la danse du Kuchipudi était, à l’origine, exécutée uniquement par des hommes qui appartenaient tous à la communauté des Brahmines. Ces familles brahmines étaient communément connues sous le nom de Bhagavathalu (artistes interprètes ou exécutants des représentations des Bhagavata Mela) du Kuchipudi. Parmi les formes d’abhinaya (mime) au charme indéniable, on compte le satvikabhinaya qui comporte trois mouvements. Il débute avec des expressions faciales et des mouvements oculaires, suivi de gestes avec les mains et enfin des mouvements impliquant tout le corps. L’une des formes les plus populaires de la danse du Kuchipudi est la danse avec pot, au cours de laquelle un danseur garde un pot rempli d’eau sur la tête et se tient sur une assiette en laiton. Les spectacles de Kuchipudi sont présentés en plein air, sur des scènes improvisées. Le Kuchipudi, cette forme de danse subtile de l’Andhra Pradesh est extrêmement esthétique et c’est un spectacle vivant si exaltant qu’il devient impossible de l’expliquer simplement avec des mots !

La musique classique indienne se divise en deux catégories, à savoir l’Hindustani et la Carnatique. De manière générale, l’Hindustani se développe dans les régions du nord du pays… Suite….

Légendes de la musique

Légendes de la danse

Le Bharatanatyam est une technique de danse qui a évolué dans le Sud de l’Inde, plus précisément au Tamil Nadu et qui se pratiquait dans les temple dédiés à Siva . C’est un art, une science sacrée, à haut degré de spécialisation qui exige d’appartenir à une lignée traditionnelle ainsi que la connaissance et le respect des codes et conventions rigides.

Le Yoga

Le terme Yoga signifie ‘Union’. C’est une discipline Indienne à caractère spirituel et ascétique, dont une partie comprend… suite…

Instruments

Le MRIDANGAM est un instrument à percussion avec un petit bloc de bois et une pierre lourde pour l’accorder… suite.. .

Festivals de la musique

Thiruvaiyaru est le lieu où le grand saint et musicien… suite…

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Danse Folklorique

Le Tamil Nadu a développé et affiné l’art récréatif. Les trois modes de divertissements classés sous différentes catégories : à savoir Iyal ou Littérature, Isai ou Musique et Nadagam ou Danse/Drame, doivent leurs origines…

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Danse Folklorique

Le Tamil Nadu a développé et affiné l’art récréatif. Les trois modes de divertissements classés sous différentes catégories : à savoirIyal ou Littérature, Isai ou Musique et Nadagam ou Danse/Drame, doivent leurs origines au théâtre folklorique rural tel que le Therukoothu (théâtre de rue). Plusieurs types de danses collectives ou individuelles, aux formes classiques, ont été adaptées par souci de popularité et à but purement récréatif. Une majorité de ces danses rayonnent toujours actuellement au Tamil Nadu. La forme de danse folklorique la plus célébrée dans les villages est le Karagattam.

Le Karagattam ou Karagam est une danse folklorique rythmée avec accompagnement musical. Le danseur exécute ses mouvements avec un pot rempli d’eau posé en équilibre sur la tête. Selon la tradition, pour vénérer la déesse de la pluie Mari Amman ainsi que la déesse de la rivière, Gangai Amman, les villageois accomplissaient cette danse avec un pot posé en équilibre sur leur tête. En littérature Sangam, on désigne cette danse comme ' Kudakoothu ' (danse avec pot). Elle comporte deux constituantes, Aatta Karagam et Shakti Karagam. Le plus souvent elle est pratiquée avec des pots ornés et est connue sous le nom d’Aatta Karagam, qui symbolise joie et exubérance. Aatta Karagam se pratique uniquement dans les temples alors que Shakti Karagam est purement récréatif. Le Karagattam est l’une des danses rurales les plus en vogue aujourd’hui. Dans le passé, elle ne se pratiquait qu’accompagnée du Naiyandi Melam (sorte de tambour à deux membranes porté autour du cou et que l’on frappe aux extrémités à l’aide de baguettes) mais à présent elle inclut également des chansons.

A l’époque, le Karagam se pratiquait pendant les cérémonies mulaipari. Le danseur portait alors un pot de grains germés sur la tête et dansait tout en le maintenant en équilibre, en dépit de ses pas de danse compliqués et des mouvements rythmés de ses bras et de son corps. Aujourd’hui, les pots en argile ont été remplacés par des pots en bronze ou en acier inoxydable. Ces pots arrangés l’un au-dessus de l’autre pour former un cône, sont ornés de fleurs et surmontés d’un perroquet en papier mâché. Ce perroquet pivote à chaque mouvement et déhanchement du danseur. Bien que Thanjavur soit la ville où elle a pris naissance, cette danse est très populaire à travers tout l’Etat. La plupart des artistes du Karagam sont originaires de Thanjavur, Pudukottai, Ramanathapuram, Madurai, Thirunelveli, Pattukottai et Salem. Elle se pratique seul ou à deux. On compte parmi les artistes des hommes mais aussi des femmes qui viennent exécuter des prouesses acrobatiques dignes d’un cirque, comme danser sur un bloc de bois roulant, monter et descendre une échelle et le clou du spectacle : enfiler une aiguille tout en se penchant en avant avec les pots toujours en équilibre sur la tête.

Le Kummi est l’une des plus importantes formes de danses rurales anciennes du Tamil Nadu. Il a probablement débuté à une époque où il n’y avait pas encore d’instruments musicaux. Les participants frappaient alors des mains pour garder le tempo. Seules les femmes le pratiquent. Il existe plusieurs variantes du Kummi, telles que : Poonthatti Kummi, Deepa Kummi, Kulavai Kummi, Kadir Kummi, Mulaipari Kummi etc. Formant un cercle, les femmes dansent tout en frappant des mains de façon rythmée, sur des chansons entraînantes. Cette danse se pratique généralement lors de festivals dans les temples, durant le Pongal, la fête de la moisson, ou lors de fêtes familiales telles que celle célébrée lorsque les jeunes filles deviennent pubères etc. La première ligne de la chanson est chantée par la femme qui mène le groupe et les autres la répètent à leur tour.

Mayil Attam : cette danse est exécutée par des jeunes filles vêtues d’un costume de paon, vraiment magnifiques avec leurs longues plumes et leur serre-tête orné de paillettes et pourvu d’un bec. Ce bec peut s’ouvrir et se refermer à l’aide d’une ficelle dissimulée sous la combinaison que l’on tire quand nécessaire. Les autres danses du même genre sont le Kaalai Attam ou danse du taureau (déguisé en taureau), le Karadi Attam ou danse de l’ours (déguisé en ours) et le Aali Aattam (déguisé en démon), qui se pratiquent dans les villages au cours des rencontres inter-villages. Le Vedala Aattam est exécuté en portant un masque à l’effigie de démons.

Kolaattam, dérivant de Kol (un petit bâton), et Attam (jeu) est un art rural ancien. A Kanchipuram on la désigne comme 'Cheivaikiyar Kolattam', témoignant ainsi de son antiquité. Elle n’est dansée que par les femmes qui, munies de deux bâtons, les frappent l’un contre l’autre pour produire un son rythmé. Pinnal Kolaattam est exécutée avec des cordes qui sont attachées à un grand poteau et que les femmes tiennent dans leurs mains. En rythme, les femmes sautent par-dessus les cordes des unes et des autres, formant ainsi des motifs compliqués ressemblant à de la dentelle. Les cordes sont colorées, rendant ainsi la dentelle plus attrayante encore. Les femmes démêlent ensuite cette dentelle en effectuant les pas inverses. Le spectacle est présenté pendant dix jours, à compter de la nuit de l’Amavasi ou nouvelle lune jusqu’à la fin du Deepavali (fête de la lumière).

Oyil Kummi : cette forme de danse folklorique ancienne est très populaire à Trichi, Salem, Dharmapuri, Coimbatore et dans les districts de Periyar. Aucun autre instrument musical que les clochettes de chevilles n’est utilisé pour cette danse. C’est une danse pratiquée par les hommes uniquement lors de festivals dans les temples. Des histoires et récits s’inspirant des Dieux Murugan et Valli sont narrés dans ces chansons. Constituant l’une des formes d’art rural ancien les plus rares au Tamil Nadu, il est maintenant également pratiqué par les personnes des districts du Nord parlant Télougou.

Kavadi Aattam : L ors de leur pèlerinages, les Tamouls de l’époque, nouaient leurs offrandes sur chaque extrémité d’un bâton qu’ils portaient en équilibre sur leurs épaules. Pour oublier l’ennui du long voyage, ils dansaient et chantaient des chansons sur les dieux. Le Kavadi Aattam doit ses origines à cette pratique. Des chansons étaient tout spécialement composées pour être interprétées en portant le Kavadi Sindhu. Cette danse n’est exécutée que par les hommes. Elle consiste à tenir en équilibre un bâton, aux extrémités duquel des pots remplis de lait ou de lait de coco sont attachés.

Les bâtons sont en Purasai ou bois de teck. Au dessus, des bandes de bambou y sont arqués sous forme de demi-lune, couverts de tissu couleur safran et ornés de plumes de paons sur les côtés. Il s’agit essentiellement d’une danse religieuse en hommage au Dieu Murugan, fils cadet de Siva. Cette danse s’accompagne du Pambai et du Naiyandi Melam.

Poikkal Kudirai Aattam : littéralement danse du faux cheval où le danseur porte un attirail imitant la forme d’un faux cheval à partir des hanches. Il est fabriqué à partir de matériels légers et les tissus sur les côtés recouvrent les jambes de l’exécutant et font des mouvements de balancier avant et arrière. Le danseur se tient en équilibre sur des jambes de bois dont le bruit rappelle celui des sabots d’un cheval. Il brandit aussi une épée ou un fouet. Cette danse folklorique requiert beaucoup de pratique et d’habileté. Elle est accompagnée du Naiyandi melam ou d’une troupe musicale. Elle rend hommage à Ayyanar, dont la croyance prévaut essentiellement aux alentours de Thanjavur.

KaiSilambu Attam : cette danse est effectuée dans les temples, lors de festivals dédiés à Amman ou pendant le Navaratri. Les artistes portent des grelots de chevilles et tiennent des bracelets de chevilles ou silambu dans les mains, lesquels produisent un son lorsque qu’on les agite. Ils réalisent des styles de sauts divers. La danse rend hommage aux divinités féminines, dont la plus vénérée est la puissante déesse en furie - Kali ou Durga.

Silambattam Kol silambam ou combat de perches voire d’épées même est un art martial qui remonte à l’époque des rois Tamouls. Les combats se caractérisaient par des gestes d’auto-défense et la pratique de méthodes fondées sur l’agilité pour approcher l’adversaire, le terrasser et le renverser afin de lui donner une bonne leçon et mettre fin à toute forme de violence. Un art du combat violent se transforme ainsi en une forme non-violente de danse folklorique, ajoutant des pas de danses au fur et à mesure du temps. Il apprend également à l’exécutant des méthodes d’auto-défense adaptées au monde moderne actuel.

Chakkai Attam : des blocs en bois de 13 cm sont maintenus entre les doigts et émettent un son. Huit à dix danseurs se tiennent en rond ou en lignes parallèles. Les chansons d’accompagnement évoquent souvent les dieux et déesses.

Kazhai Kothu Kazhai Kothu est une performance de gymnastique de tradition aryenne. Elle se rapproche beaucoup du cirque moderne actuel. Les troupes itinérantes divertissent la population locale et gagnent ainsi leur vie.

Thappaattam Thappu est le nom d’un instrument à percussion rythmique et le Thappattam est pratiqué chez les classes les plus défavorisées du Tamil Nadu. Cette forme de danse subtile accompagnée d’une musique captivante, est un art folklorique rural ancien qui a gagné plus de popularité dans les taudis urbains et les villages.

Bommalattam ou spectacle de marionnettes : les spectacles de marionnettes ont lieu dans tous les villages au moment des festivals et des foires. On peut trouver toute une variété de marionnettes lors de ces spectacles – en tissu, en bois, en cuir etc. Elles sont tirées à l’aide de ficelles ou de fils de fer. Les marionnettistes se tiennent derrière un écran et ils placent les marionnettes à l’avant. Les histoires racontées dans ces spectacles s’inspirent des puranas, des épopées et des folklores. Ces spectacles sont si fascinants qu’ils peuvent retenir l’attention des petits et des grands, pendant des heures.

Bhâgavata Nadanam Cette danse se pratique dans les temples, en formant un cercle autour d’une lampe. Elle est consacrée au dieu Krishna et célèbre ses espiègleries avec les gopikas (bergères). Elle est exécutée pendant les fêtes de Ramanavami et Gokulashtami.

Theru Koothu (théâtre de rue): Cette danse est généralement représentée lors des festivals dans les villages pendant les mois de Panguni et Aadi. Elle est exécutée au carrefour de trois ou quatre rues, en plein air, sous l’éclairage de lampes à gaz. Un banc en bois est mis à la disposition des chanteurs et de la troupe musicale. Le maquillage et les costumes y ont une importance capitale. Seuls les hommes y participent et y interprètent également les rôles féminins. La représentation consiste en la narration de récits, l’interprétation de dialogues, de chants et de danse que les artistes exécutent tous à la fois. Il s’avère donc important que l’artiste fasse preuve d’un grand talent d’interprétation ainsi que de polyvalence. Les récits s’inspirent des Puranas et d’épopées telles que le Ramayana et la Mahabharata mais aussi des folklores locaux. La pièce débute dans la soirée et ne se termine qu’aux heures tardives de la nuit. La performance est si captivante que le public ébahi ne s’aperçoit même pas des longues heures qui se sont écoulées. Le Theru Koothu connaît plus de popularité dans les districts du nord du Tamil Nadu. Le Koothu se divisent en plusieurs catégories : Nattu Koothu,Vali Koothu, Kuravai Koothu etc. Le Samaya Koothu traitent de sujets religieux, le Pei Koothu ainsi que le Thunangai Koothu et le Porkala Koothu traitent d’événements martiaux.

Devaraattam Le Devarattam est une danse purement folklorique encore perpétuée par les descendants de la dynastie de Veerapandiya Kattabomman, à Kodangipatti dans le District de Madurai. Elle n’était strictement exécutée que par les gens de cette communauté, une fois l’an. Des chercheurs spécialisés dans le Folklore ont découvert que le Devarattam est une combinaison des anciens 'muntherkuruvai' et 'pintherkuruvai' des rois Tamouls d’antan. Elle se pratiquait devant et sur le char des rois et de leurs armées qui revenaient victorieux des champs de batailles. Parfois le roi lui-même ainsi que ses maréchaux s’adonnaient à cette danse, sur la plate-forme de leur char. Soldats et danseuses se plaçaient alors en ligne et dansaient derrière le char. De nos jours, cette danse n’intègre plus de chansons mais est accompagnée du battement de l’Urumi Melam, du Thappu Melam et parfois de la flûte longue. Les danseurs tiennent dans chaque main un mouchoir qu’ils agitent tout en dansant. Le meneur du groupe porte une fausse barbe et un masque décoré de coquillages qui ressemblent à des dents. Il exécute les premiers pas que les autres imitent.

Oyilattam Oyil signifie beauté. Il s’agit donc de la danse de la beauté. Traditionnellement, elle était dansée par les hommes uniquement. Mais depuis une décennie les femmes aussi y participent. Cette danse prédomine dans les districts du sud, et tout particulièrement le Kongu Nadu. D’abord, quelques personnes se tiennent en file et commencent à exécuter des pas cadencés sur le rythme de l’accompagnement musical. Des pas compliqués sont exécutés dans des arts martiaux tels que le Silambattam. Puis, la file s’allonge graduellement, au fur et à mesure que les arrivants et les invités prennent part à la danse qu’ils interprètent selon leur gré. Les danseurs portent des grelots de cheville. En général, cette danse est accompagnée d’instruments de musique ainsi que de chansons et elle est exécutée près des temples ou des places publiques, le matin ou le soir, à minuit même parfois. Les styles de l’Oyilattam varient de lieu en lieu.

Danse du serpent : L’une des autres spécialités typiques de la région sud est la danse du serpent développée grâce à la popularité du serpent, considéré comme une divinité protectrice, préservant la santé et le bonheur du peuple rural. Ce sont des jeunes filles revêtues d’un costume moulant semblable à une peau de serpent qui accomplissent généralement cette danse. Les danseuses imitent les mouvements du serpent, rampant et se tortillant, simulant même une attaque par des mouvements rapides de la tête ou des mains. Les mains levées et jointes l’une à côté de l’autre rappellent la forme de la tête d’un reptile.

Urummi Attam le vrombissement sonore de l’'urumi' prodiguant la mélodie et le battement du Thappu marquant le rythme accompagnent la séquence de danse dans ce type de forme artistique consacrée. Elle est plus précisément exécutée dans les temples dédiés à Amman, pendant le mois d’Adi. A présent, cette forme artistique n’existe plus que dans quelques villages de certains districts.

Ottan Koothu : ce sont les Ottas, petite communauté tribale, qui pratiquent ce type de danse rituelle lors de festivités, pour raconter certains épisodes des épopées et autres histoires anciennes. Les femmes prennent aussi part à cette danse.

Kamandi ou Kaman Pandigai (fête de Kaman) : elle est célébrée pour commémorer l’événement puranique au cours duquel Manmada, le Dieu de l’Amour fut anéanti par le Dieu Siva en furie. Les villageois se divisent alors en deux groupes « Erintha katchi » ou groupes des immolés et « Eriyatha katchi » groupe des non-immolés et un débat animé s’ensuit alors. Kaman et son épouse Rathi, en sont les personnages principaux.

Puli Attam (danse du tigre) : le corps peint de jaune et de noir, des jeunes hommes portant faux crocs, cagoules à oreilles, pattes avec griffes et une longue queue, simulent chaque mouvement farouche d’un tigre bondissant et se pavanant. Les battements sauvages de tambours qui accompagnent cette danse ne font qu’ajouter à la frénésie de la représentation.

Parfois, on apporte même une chèvre que les danseurs prétendent assaillir et tuer. Cette danse est régulièrement interprétée pendant les festivals dans les temples, attirant une foule immense.

Kali Attam signifie joie ou amusement et jeux. Elle est également connue sous le nom de Koladi, Kolkali, Kambadi Kali et Kolaattam. On tient dans les mains deux bâtons de 30 cm que l’on frappe l’un contre l’autre pour émettre un bruit strident et sonore au fur et à mesure que la danse est exécutée avec ses pas, ses pivots et ses balancements uniques. Hommes et femmes peuvent y participer pendant les festivals, les jours saints et les mariages. Les qualités nécessaires pour cette danse sont rapidité et vigilance, en veillant cependant à ne pas blesser les partenaires, en maniant le 'kol'. Jadis, ces 'kols' étaient peints de couleurs vives et décorés avec des anneaux en laitons, des clochettes etc. Les danseurs portaient des grelots de chevilles mais aucune tenue spéciale ni maquillage n’étaient utilisés pour cette danse.

Sevai Attam Cette forme d’art est dédiée à 'Thirumal' (Maha Vishnu) et est accomplie par des villageois appartenant essentiellement à la communauté Nataka. Dans cette danse, les participants forment un groupe dans lequel l’un d’eux joue le rôle de bouffon et dansent tous sur la musique d’instruments à percussion tels que l’'urumi' (sorte de tambour en forme de sablier). Les chansons classiques et les pas cadencés gracieux constituent les caractéristiques spécifiques du Sevai Attam. Dans les œuvres Sangam on la désigne comme 'Pinther Kuruvai'. A cette époque, on la dansait derrière le char de procession d’un roi ou d’une divinité.

Villu Pattu : le chanteur principal est accompagné d’un chœur et d’instruments de musique dont le plus important est le Villu ou arc, sur lequel des clochettes sont fixées. On bat le villu en rythme et les clochettes tintent en accord. Le chanteur principal raconte un récit entrecoupé de chansons vives.

Le Yoga

Le terme Yoga signifie ‘Union’. C’est une discipline Indienne à caractère spirituel et ascétique, dont une partie comprend… suite…

Yoga

Le terme Yoga signifie ‘Union’. C’est une discipline Indienne à caractère spirituel et ascétique, dont une partie comprend contrôle respiratoire et adoption de postures corporelles spécifiques. Le Yoga est largement pratiqué pour un meilleur bien-être physique et mental. Le concept de base est d’harmoniser intérieurement corps esprit et âme, et extérieurement permettre à l’individu de s’adapter aux activités quotidiennes.

AVANTAGES DU YOGA

* Sur le plan physique, l’individu entretient chacun des membres et organes de son corps. Le Yoga peut être comparé à un ‘massage interne’ également, ce qui signifie que tous les organes internes – et non les membres externes uniquement, sont contrôlés de manière scientifique.

* Sur le plan mental (qui peut aussi être considéré comme psychologique), une personne apprend à focaliser toute son attention sur le processus yoguique, ainsi que le Pranayama ou “respiration adéquate”.

* Sur le plan spirituel, une personne apprend à développer son esprit spirituel et mener une vie sans stress.

ORIGINE DU YOGA

* Enveloppé dans le voile de la préhistoire, il semblerait que le yoga se soit manifesté à Patanjali, la prophétesse-serpent et divinité fondatrice de cet art très ancien, lors d’une interaction directe avec le dieu Siva, à la suite de sincères pénitences.

* Il a toujours été pratiqué en Inde, à travers plusieurs millénaires, et ses préceptes ont aidé de nombreuses personnes érudites à prendre conscience du potentiel de leur âme.

* Depuis des siècles, Le Yoga garde toujours un côté assez obscur, transmis de guru (maître) aux seshya (disciples) uniquement et conservant ainsi sa pureté originelle même après plusieurs millénaires.

* Depuis peu (et le voyage aux États-Unis de Swami Vivekananda en est probablement le grand tournant), l’Occident a su profiter des bienfaits du yoga; et aujourd’hui, Américains, Européens, Britanniques et bien d’autres encore pratiquent le yoga et le nombre d’aspirants à la spiritualité ne cesse d’augmenter.

* La TTDC est heureux de pouvoir fournir quelques informations sur les véritables écoles de yoga du Tamil Nadu, à des millions d’aspirants à la spiritualité à travers le pays, et dans le monde entier.

Voici quelques-uns des grands instituts de Yoga du Tamil Nadu :

1. KYM Institute of Yoga Studies www.kym.org (Krishnamachari Yoga Mandiram)

2. IshaYogaCenter www.ishafoundation.org

3. Vivekananda Yoga Centre, Ice House www.sriramakrishnamath.org

4. Vivekanandar Kendra , Kanniyakumari www.vkendra.org

5. Maharishi Mahesh Yogi Yoga & Meditation Centre,Chetput www.maharishi.org

6. Asana Andiappan Yoga Research Centre www.andiappanyoga.com

7. Sivananda Yoga Vedanta Centre www.sivananda.org

8. Siddha Yoga Centres www.siddhayoga.org.in

9. Sahaja Yoga Meditation Centres www.tnsahaj.org

Instruments de musique

Le MRIDANGAM est un instrument à percussion avec un petit bloc de bois et une pierre lourde pour l’accorder... suite

Instruments de musique

La VEENA est un instrument de musique à cordes. Il est constitué d’un large corps circulaire en bois creusé. Son manche est aussi fait de bois. Le chevalet est placé sur la surface plate du corps de la veena et le manche de l’instrument est attaché à la hampe. Il est généralement sculpté à l’image d’une tête de dragon ou de cygne. La veena comporte sept cordes. Il y en a quatre principales qui passent par dessus les frettes et qui sont rattachées aux chevilles au niveau du manche. Les autres cordes, fixées sur les côtés, n’ont qu’un usage secondaire et ne servent qu’à l’accompagnement rythmique. Elles passent par dessus un chevalet arqué, en laiton. Elles sont posées à plat sur la partie supérieure du corps de la veena et sont rattachées au chevalet principal.

Le MRIDANGAM est un instrument à percussion avec un petit bloc de bois et une pierre lourde pour l’accorder. Ce bloc est placé contre la membrane tendue et est percuté par la pierre. La manière de frapper peut soit augmenter soit diminuer la note. Il est généralement réglé à la note du morceau joué. La manière de s’asseoir et de jouer à l’instrument est illustrée ci-dessous. Il faut s’asseoir en tailleur, la jambe légèrement tendue, avec le pied gauche en-dessous et le pied droit au-dessus. Le poids du mridangam repose sur le pied et la cheville droite. En raison de son poids, l’instrument est amorti par du tissu roulé en boule contre le pied droit. La main droite joue sur l’extrémité la plus petite tandis que la gauche s’active sur la plus grande base. On y applique aussi temporairement de la farine ou de la poudre de craie pour obtenir la justesse des notes.

NADHASWARAM (sorte de clairon large) : Le gottu ou nadaswaram est un instrument à vent du sud de l’Inde. Sa forme rappelle beaucoup celle du nadaswaram ou du shénaÏ. Il possède une clochette, généralement en métal comme le shénaÏ. Il comporte quatre ou cinq trous pour faciliter le passage de l’air lorsque le musicien y souffle, lesquels ne sont pas doigtés mais simplement couverts de cire pour obtenir le shruti ou ton désiré. Cet instrument n’émet aucune mélodie et ne sert que de bourdon à l’ensemble du temple.


Le TABLA est un instrument à percussions produisant un son doux et léger. Il convient donc parfaitement pour servir d’accompagnement à des instruments doux tels que le sitar et le sarod. Le dayan peut être accordé avec précision mais le bayan possède une infinité de tons. Il peut être accordé à un octave plus bas que celui du tabla. Les caisses sont maintenues toutes droites sur le sol et on y joue avec les doigts. Un son est produit lorsque l’on frappe au centre à pleine main ou du bout des doigts et on y presse la base de la paume tout en la faisant glisser vers la peau de tambour. Jouer du tabla requiert une technique extrêmement développée. Cet instrument peut produire presque toutes les combinaisons de rythmes qu’un musicien peut composer.

La Flûte est présente dans toute l’Inde et est sculptée à partir du bambou. Elle est disponible dans tous les diamètres possibles.

Dans son désir de lui attribuer un ton plus profond, Théobald Boehm, qui l’a expérimentée de 1832 à 1847, a élaboré la flûte moderne. Il lui a finalement attribué une tête parabolique ou cratériforme qui est rattachée à un corps cylindrique avec des clefs et des plateaux pour recouvrir les larges trous des doigtés. Depuis, seules quelques améliorations mineures lui ont été apportées. La flûte moderne possède généralement une gamme allant du ut central (C4) jusqu’à trois octaves de plus. En Europe les flûtes sont souvent faites de bois; l’argent étant plus communément utilisé aux États-Unis.

Le Violon fait partie intégrante de la musique carnatique. C’est l’un des instruments musicaux étrangers qui a été adopté par les musiciens indiens. Bien que ce soit un instrument occidental, en Inde du Sud, on l’adapte au style indien. Le violon est vraiment remarquable, avec sa capacité permettre le glissendo d’une corde à l’autre en toute douceur.

Il est maintenu entre le talon droit et le torse. La main gauche bouge librement et les doigts du musicien a une étendue de deux octaves et deux tons. Le ton des cordes et l’aisance avec laquelle on interprète les notes enjolivées typiques de la musique indienne font du violon un instrument si indéniablement indien. Récemment, les musiciens du nord de l’Inde ont également commencé à pratiquer le violon.

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Dr Balamurali Krishna- Légendes de la musique carnatique

Biographie

Né le 6 juillet 1930, dans le petit village de Sankaraguptam, en Andhra Pradesh, Balamuralikrishna a commencé sa carrière musicale à un âge où la majorité des enfants s’amusent plutôt avec leurs jouets. Son père Pattabiramayya était un musicien renommé qui jouait de plusieurs instruments tels que la flûte, le violon ou la veena et sa mère Suryakantamma était une excellente joueuse de veena également. Il n’y a donc rien de surprenant à ce qu’il soit lui aussi un instrumentaliste entreprenant qui sait jouer du violon, du violon alto, du khanjira (guimbarde), de la veena et du mridangam.

Carrière

" La musique, lorsqu’elle s’écoule de Balamuralikrishna, vous permet de revivre le sentiment d’extase que les gopies (bergères) passionnées ont pu éprouver dans leur amour divin. ¨Être né la musique au cœur, donner un concert à un âge si tendre, huit printemps à peine écoulés, devenir maître de plusieurs instruments sans faillir à la pureté des swaram, tal et rag: ce sont là des qualités rares qu’on retrouve chez une même personne, à moins qu’il ne s’agisse d’un génie", écrit Swami Chinmayananda.

· Balamurali a donné son premier concert public lorsqu’il avait à peine huit ans.

· Avant même d’atteindre l’âge de quinze ans, il était déjà devenu un artiste accompli et populaire ayant composé des chants dans les 72 Melakarta ragas.

· Il a enrichi la musique carnatique, avec près de quatre cents compositions à son actif, incluant varnams, kritis, javalis, chants dévotionnels et thillanas.

· Dr. Balamuralikrishna se distingue par son titre de musicien d’Etat pour deux Etats, celui du Tamil Nadu et celui de l’Andhra Pradesh. Il était Asthana Vidwan au Tirumala Tirupati Devasthanam, à Sringeri Peetam et au Temple d’Adivyadhi Hara Baktha Anjaneya Swami, à Nanganallur.

· Les nouveaux ragas qui lui sont accrédités sont Mahati, Sumukham, Trisakthi, Omkari, Rohini, Pratimadhyamavathi, Janasammodini, Manorama, Vallabhi, Lavangi et bien d’autres encore. Ils ont déchaînés des rafales parmi les cercles de musique carnatique plutôt placides jusqu’alors.

· Il a aussi innové le système des talas en introduisant de nouveaux principes.

Son plus grand atout est sa voix envoûtante, si remarquablement retentissante et modulable et qu’il maîtrise toujours avec perfection dans les trois octaves. Il chante avec une exultation contagieuse et un sourire qui fascine le public dès l’instant où la première note s’élève. Avec son énonciation du sahitya (paroles) d’une clarté cristalline, l’éternelle fraîcheur et l’enjouement de son vocalisme, sa créativité impressionnante, sa modulation vocale et la combinaison de swara imprévisible, tout coule avec une aisance époustouflante. Balamuralikrishna embrase l’auditoire avec ses performances.

Dr. Balamuralikrishna est le membre fondateur de MBK Trust, fondé dans le but de promouvoir l’art et la culture et d’effectuer des recherches approfondies en matière de musicothérapie. L’école de danse et de musique VIPANCHEE fait partie de ce trust qui est géré par son membre administrateur Kalaimamani Saraswati.

D.K Pattammal - Légendes de la musique carnatique

Née le 2 Mars 1919, fille de Damal Krishnaswamy Dikshitar et de Rajammal, dans la ville-temple Kanchipuram, la jeune Patta était considérée comme une enfant prodige exceptionnelle. Sa carrière est unique dans la mesure où ses bases n’étaient pas structurées par des cours de musique formels ou par l’apprentissage des Sarala Varisai, Janata Varisai, Geetham et Varnam, l’un après l’autre.

Son talent s’est éveillé lors de son apprentissage des chants religieux, chez elle, avec un père passionné de musique et lorsqu’elle écoutait avec grand intérêt les musiciens qui venaient jouer à Kanchipuram. Elle a pris des cours particulier avec un maître Télougou qui lui offrit des cours de musique.

C‘est l’appréciation et le soutien de sa directrice d’école Ammakutti Ammal qui ont permis à Pattammal de se présenter à un examen public pour la musique organisé à Madras, avant même son adolescence. Des experts de la musique tels que le Prof. Sambamurthy, Tiger Varadachariar et Sri Ambi Dikshitar étaient ses examinateurs mais il s’avère que Pattammal ne se montra nullement nerveuse en interprétant Sri Subramanyaya Namaste en Kambhoji et Naa Jeeva Dhara en Bilahari. Sa prestation était telle qu’un des examinateurs, Sri Ambi Dikshitar, scion de la famille de Muthuswamy Dikshitar, lui proposa de lui enseigner la musique.

Toutefois, après quelques cours initiaux, elle se vit obligée de retourner à Kanchipuram. Elle assista également au cours de musique de l’école estivale dirigée par Pr. Sambamurthy et elle participa à quelques programmes de variété proposés par l’école. A l’âge de 14 ans, elle donna sa première performance publique à Mahila Samaj à Egmore et eut droit à des acclamations. Elle déménagea à Madras en 1933 où elle eut une participation active aux tournées de concert organisées dans la ville.

Non seulement son père l’encouragea, mais en plus il lui inculqua le goût de la discipline et de la diligence, ainsi que le respect de la clarté en diction. En évoluant comme artiste entreprenante, Pattammal devint la personnification même de la diligence et du dévouement. Elle eut souvent recours à des sources diverses pour enrichir son répertoire.

Elle prit des cours avec V.C. Vaidyanathan, un disciple d’Ariyakkudi Ramanuja Iyengar, N. S. Krishnaswamy, Kanchi Kamakshiammal ainsi qu’avec le Prof. P.Sambamurthy. Elle apprit les krithis Dikshithar avec Ambi Dikshitar et le juge T. L. Venkatarama Aiyar. Elle fit appel à Vellore Appadorai Achari pour apprendre le Thevaram, les vers du Tiruppugazh ainsi que les padams et contacta Rajalakshmi Ammal, fille de Veenai Dhanammal. Elle approcha aussi Papanasam Sivan pour apprendre ses compositions.

Elle perdit son père en 1940, mais en quelques mois, elle retrouva un guide moral en la personne de Sri Iswaran, un ingénieur proche de la famille. Sri Iswaran abandonna sa profession pour lui apporter soutien moral et gérer sa carrière. Heureusement, il est toujours présent.

La longue carrière de musicienne de Pattammal fut une révolution silencieuse dans le monde paisible de la musique carnatique.

Non seulement Pattammal parvint à se défaire des anneaux contraignants de l’orthodoxie en interprétant les récitals en concert, mais elle osa même s’aventurer dans un monde musical jusqu’alors réservé aux hommes en chantant les pallavi. Sa maîtrise lui valut même le respect des artistes anciens et elle devint connue sous le nom de Pallavi Pattammal

Partisane invétérée de la tradition de l’art et de la pureté d’expression dans l’interprétation des compositions en Tamoul, en Télougou et en Sanskrit, sa musique reflète la beauté et la grâce de la soie de Kanchipuram tissée sur la chaîne d’une tradition classique entrecoupée d’une trame d’innovation maîtrisée, placée en exposition. Ses concerts sont une véritable volupté auditive pour les connaisseurs tout comme ils peuvent être leçons instructives pour les jeunes étudiants en musique.

Dans ses débuts, à force de pratique et de concentration Pattammal s’était forgée une réputation pour avoir mis l’emphase sur la laya. Elle exécutait des cycles rythmiques inhabituels et complexes avec une aisance absolue et un grand contrôle. Mais comme elle l’a déclaré elle-même : - “Lorsque j’ai eu 50 ans, j’ai perdu tout intérêt pour les exaltations des laya. J’ai commencé à sentir que le bhava était bien plus important. Comme je chantais de plus en plus, je sentais, au plus profond de mon être, l’emprise de la satisfaction. Entraiku Varumo Sivakripai n’était pas un simple flux de mots mais plutôt l’expression de ma dévotion, à travers la mélodie. Je voulais en partager la qualité fusionnelle avec l’audience.'' Ainsi sa musique, dans les années qui suivirent, accorda au bhava la place qu’il méritait.

Pattammal tient une place exceptionnelle d’honneur et de prestige dans le monde de la musique classique indienne. Célèbre pour son attachement à la virtuosité et à la pureté d’expression au summum de sa popularité, Pattammal représente encore aujourd’hui un exemple accompli d’une tradition musicale qui n’a jamais cédé aux gymnastiques vocales destinées à satisfaire les tendances populaires. Elle a poursuivi la musique comme un art et une science, et non comme un simple tremplin à la célébrité, l’honneur ou la richesse.

Kunnakudi Vaidyanathan- Légendes de la musique carnatique

Profil: Kunnakudi Vaidyanathan est un artiste accompli, un violoniste incomparable et créatif aux intérêts variés. Fils de Ramaswamy Sastri et de Meenakshi, il est né en 1935, à Kunnakudi, un site religieux important dédié au dieu Muruga, dans le Tamil Nadu. Son père était un érudit spécialiste du Sanskrit, du Tamoul et de la musique carnatique ainsi qu’un grand compositeur et représentant de la musique carnatique et du Kathakalaksheparn (discours et récit religieux). Ainsi, pour Kunnakudi, le Vedha Sastram et le Sageetharn sont devenus deux disciplines principales venant compléter sa scolarité.

Dès l’âge de 12 ans sa connaissance profonde lui permettait d’accompagner de grands maestros comme Shri Ariyakudi, Shri Semmangudi et Shri Maharajapuram. Il est célèbre pour sa dextérité et sa manière subtile de jouer des instruments. Son art n’est pas uniquement destiné aux grands érudits mais aux profanes également. Sa façon de jouer varie selon ses propres changements d’humeurs mais aussi en fonction des requêtes du public, avec lequel il a établi un rapport chaleureux. Il exécute avec aisance et habileté les octaves les plus hauts et les plus bas.

Kunnakudi Vaidyanathan croit énormément aux bienfaits thérapeutiques de la musique. En parallèle à sa profession, il a aussi rejoint un orchestre cinématographique avec les studios de Salem. En 1963, sa formation initiale en carnatique ainsi que ses connaissances en matière de musique moderne lui permirent d’intégrer HMV en tant que directeur de musique indépendant, pour essentiellement composer des chansons Bakti (dévotionnelles). Pour s’établir dans son nouveau domaine musical, il a choisi les supports celluloïds et a personnellement réalisé quelques films musicaux tamouls. Le long-métrage ‘Todi’, avec sa présentation intégrale de la riche musique de T.N. Seshagopalan fut un grand succès.

Sri Lalgudi Jayaraman - Légendes de la musique carnatique

Dans l’univers de la musique carnatique, Sri Lalgudi Jayaraman est un nom qui s’associe immédiatement à mélodie, rythme, technique magistrale dans l’art de jouer du violon et excellence musicale.

Issu de la lignée d’un des illustres disciples du grand saint musicien Thyagaraja, il a été méticuleusement formé et élevé dans un environnement musical par un père aux talents multiples, feu V R Gopala Iyer. C’est ainsi que Sri Lalgudi Jayaraman a hérité de la musique carnatique.

Il a débuté sa carrière musicale dès l’âge de 12 ans en tant que violoniste d’accompagnement. Doté d’une imagination florissante, d’une compréhension vive, et d’une habileté surprenante à s’adapter aux styles particuliers de chaque grand maestro de la musique carnatique qu’il accompagnait en concerts, il a très rapidement rejoint les devants de la scène. L’expérience riche de concerts qu’il a ainsi acquise en plus de son souci constant d’apporter une touche d’originalité aux idées musicales qui s’éveillent en lui, ont connu leur apogée lorsqu’il s’est imposé comme violoniste hors pair. Il a été aimé de tous les passionnés de la musique pour son style parfait, fascinant, gracieux et original, sans toutefois s’écarter des racines traditionnelles. Il a également laissé son empreinte en tant que compositeur unique et prodigieux ayant à son actif plusieurs thillanas et varnams constituant un sublime mélange de raga, de bhava, de mélodie et de beauté lyrique.

Il a participé au festival de musique d’Edinburgh en 1965. Impressionné par sa mélodie et sa technique magistrale, le célèbre violoniste Yehudi Menuhin lui-même, lui a fait cadeau d’un violon italien. Il a fait de nombreuses tournées aux USA et au Canada en 1971 et a donné 24 concerts suivis de conférences et de colloques sous les auspices du Programme d’échanges entre l’Orient et l’Occident (East West Exchange Programme). Par la suite, il a fait une tournée culturelle des pays de l’Europe orientale. Le Gouvernement indien l’a envoyé en Russie en qualité de membre de la Délégation Culturelle Indienne (Indian Cultural Delegation). Il a également joué à Singapore, en Malaysie et à Manille. Il a introduit un nouveau concept de violon, de flûte et de veena en 1966 et a donné plusieurs concerts mémorables. Ses enregistrements présentés au conseil international de la musique (International Music Council), Baghdad, à l’Asian Pacific Music Rostrum et l’Iraq Broadcasting Agency par AIR New Delhi ont été adjugés les meilleurs et ont obtenu la première place parmi 77 admissions provenant de tous les pays, en 1979. Il a été invité à jouer à Cologne, en Belgique et en France. Le Gouvernement indien l’a choisi comme représentant de l’Inde au Festival de l’Inde à Londres et il a fait des concerts en solo et en Jugalbandi (duo) à Londres mais aussi en Allemagne et en Italie où il a reçu des critiques élogieuses.

Sri Lalgudi est parti en tournée en 1984 à Oman, en Arabie Saoudite, au Qatar ainsi qu’à Bahreïn où il a connu un grand succès. Il a participé aussi au Festival de l’Inde organisé aux États-Unis en 1985. Récemment, le fameux ballet d’opéra, ‘Jaya Jaya Devi’ composé par Sri Lalgudi G. Jayaraman, lui a valu sa place d’honneur en tant que compositeur, dans le domaine de la musique. Ce ballet a eu sa première représentation à Cleveland, dans l’état de l’Ohio en Amérique et a été exécuté dans plus de 25 villes principales des États-Unis. C’est à ce titre que le gouverneur du Maryland a fait de Sri Lalgudi un citoyen honoraire du Maryland en 1994. Par la suite, le 2 Avril 1994 a été déclaré Lagudi Day dans l’état d’Ohio. Gayana Samaja à Bangalore lui a décerné le titre de "Sangita Kala Ratna’ en Octobre 1997. En Septembre 1999, il a fait un concert millénium organisé par Bharatiya Vidya Bhavan au centre Lincoln à New York, qui a été plein à craquer. Après ce concert flamboyant on lui a conféré le titre de "Bharatha Jyothi" .

En Octobre 1999, Lalgudi a joué en Grande-Bretagne sous les auspices de Shruthi Laya Seva Sangham. Le concert a eu un succès retentissant. Après le concert, un spectacle de danse "Pancheswaram," composé par Lalgudi, a été interprété. Inutile de préciser qu’il a touché le cœur de tous ceux qui y étaient présents. Lalgudi a également donné des concerts de chant tout comme il a enseigné le violon et le chant à de nombreux étudiants brillants qui annoncent une carrière prometteuse dans le monde de la musique carnatique. Ses contributions à la musique carnatique lui ont valu plusieurs titres tels que: Nada Vidya Tilaka par l’Association des ‘passionnés de la musique’ de Lalgudi en 1963; Nada Vidya Rathnakara par East West Exchange à New York en 1971; Vadya Sangeetha Kalaratna par Bharathi Society, New York 1971; Sangeetha Choodamani par la Federation of Music Sabhas, Madras en 1971; Padmashree par le Gouvernement de l’Inde en 1972; State Vidwan (vidwan d’état)of Tamil Nadu par le Gouvernement du Tamil Nadu en 1979; Kalaimamani par Iyal Isai Nataka Mandaram, Tamil Nadu en 1979; Asthana vidwan of Thirumala Tirupati devasthanams, par Tirumala Tirupathi Devasthanams en 1979. L’académie « Sangeetha Natak Academy » l’a honoré d’un prix en 1979. Le premier prix Chowdaiah Memorial au niveau national a été attribué à Sri Jayaraman par Sri Gundu Rao, Chef Ministre du Karnataka en 1982.

Maharajapuram Santhanam , - Légende de la musique carnatique

Maharajapuram Santhanam naquit en 1928 dans le village de Sirunagar, dans le District de Thanjavur, fils de Maharajapuram Viswanatha Iyer, (l’un des plus grands représentants de la musique carnatique) et de Visalakshi. Santhanam reçut son initiation de base sous la tutelle de Melattur Sama Dikshithar et celle de son père.

Maharajapuram Santhanam, héritier de la tradition d’Umayalpuram, a toujours prôné les valeurs auxquelles la musique carnatique adhère.

Sa musique a une composition unique et un mélange incomparable de Lakshana et de Lakshyagnana. Sa présentation harmonieuse, les morceaux et les interprétations des ragas, neravals et swaras ont un style de classicisme plaisant qui convient au grand public tout comme à l’auditoire élitiste.

Santhanam possède une manière incomparable de créer un raga. Vallinam, mellinam de la voix, Karvais et brikhas, sangathis sinueuses et entraînantes intégrées dans un mélange tel que l’auditeur en devient complètement subjugué.

Santhanam a beaucoup contribué au monde de la musique en composant des chansons et thillanas dans des ragas différents tels que Charukesi, Sivaranjani, Basant Bahar, Revathi, Hindolam, Hamsanandhi ou Kanada.

Bharat Ratna Smt.M.S. Subbulakshmi - Légendes de la musique carnatique

Quel amateur de la musique n’a-t-il pas entendu parler de cette grande légende qu’est M.S.Subbulakshmi ? Plus connue comme MS, Madurai Shanmukhavadivu Subbulakshmi, est une grande icône de la musique carnatique indienne, célébrité internationale et femme charismatique et séduisante à l’humilité sans pareil.


Née le 16 Septembre 1916 à Madurai dans le Tamil Nadu, MS est la fille de Subramania Iyer et de Shanmukhavadivu, une éminente joueuse de veena. La jeune Kunchamma, comme la surnommaient ses frères et sœurs, fut élevée dans un environnement baigné par la musique, car sa maison se trouvait à proximité du temple de Madurai Meenakshi. Sa grand-mère Akkammal était violoniste. Sa mère avait l’habitude de jouer et répéter constamment et Kunchamma l’écoutait tout en fredonnant les ragas lors des récitals de veena et de nadaswaram qu’on entendait fréquemment dans le temple. Son premier Guru fut Madurai Srinivasa Iyengar mais les cours ne durèrent pas longtemps. Le guru décéda juste lorsqu’elle venait d’en apprendre les bases. Toutefois elle continua de s’entraîner seule, sans relâche, pendant des heures. Elle suivit une scolarité normale jusqu’en cinquième mais après cela, la musique devint son seul univers. Le timbre parfait de Subbalakshmi, qu’il soit grave ou aigu et la surprenante variété de ses inflexions de voix ne sont que le résultat de son dévouement, et de ses longues heures de pratiques. Lorsqu’elle répétait, enfant, elle arrêtait par moments de jouer au tambura pour vérifier qu’elle pouvait toujours maintenir son timbre avec ou sans l’accompagnement d’un instrument. Elle apprit également la musique hindustani avec le Pandit Narayan Rao Vyas pendant quelques temps. Dans les années 1930, elle apprit les khayals et thumris avec Dwijenderlal Roy à Calcutta et par la suite avec Siddheshwari Devi de Bénarès ainsi que des bhajans et Rabindra Sangeet avec Dilip Kumar Roy. Elle introduisait les bhajans dans presque tous ses concerts.

Kunchamma accompagnait sa mère aux concerts locaux et fit des représentations en solo par la suite. Elle fut connue comme l’enfant prodige de Madurai. Elle donna son premier récital à l’âge de 10 ans. On lui demanda de chanter pour le mariage d’un ami Sourashtra à Madurai. Son premier enregistrement se fit aussi à cet âge, lorsqu’elle enregistra certaines chansons Marakat Vadivu et Oothukuzhiyinile dans un timbre incroyablement aigu, pour HMV à Madras. En 1934, lors de ses débuts à l’académie de musique de Madras, elle se fit remarquer et acclamer par des musiciens prestigieux tels que Chembai Vaidyanatha Bhagavathar, Tiger Varadachariar, Karaikudi Sambavisa Iyer et bien d’autres.

En 1940, elle épousa à Thiruneermalai Thiagaraja Sadasivam, figure emblématique du parti du Congrès à Madras. Ils s’étaient rencontrés quatre années auparavant, et grâce à son influence dans les domaines médiatiques et politiques, il contribua au succès continu de sa carrière déjà florissante. A partir de 1938, elle commença à jouer dans des films. Cela dura à peine 6 ans. Ses films connurent beaucoup de succès mais en 1944, après son grand succès Meera réalisé par son mari et sorti en Tamoul et en Hindi, elle quitta le cinéma pour se consacrer uniquement à la musique. De célébrité du sud de l’Inde, elle parvint à devenir une figure nationale voire internationale. Sur le plan international, elle donna des concerts quasiment partout à travers le monde. Elle chanta au festival d’Edinburgh et aux Nations Unies en 1970, à Carnegie Hall et au concert d’inauguration du Festival de l’Inde de Londres en 1982.

Subbalakshmi fut comblée de quelques-uns des plus grands prix et honneurs qu’une nation puisse attribuer à un artiste et elle eut également une renommée internationale assez significative. Elle a obtenu des doctorats des universités les plus prestigieuses et sa voix mélodieuse lui a valu l’hommage des personnalités les plus importantes telles que Mahatma Gandhi, Pandit Jawarharlal Nehru, Maharana d’Udaipur et bien d’autres. Des musiciens d’envergure, en carnatique comme en hindustani, dans tout le pays, ont acclamé ses accomplissements. En 1998, elle devint la première artiste à obtenir le plus grand prix civique indien, le Bharat Ratna des mains du Président de l’Inde. Elle obtint le prix Padma Bhushan en 1954, le Padma Vibhushan 1975, et le prix Ramon Magsaysay Award en 1974. Ce sont là quelques–uns des plus grands prix qu’elle ait obtenu.

La gloire et l’adoration de milliers de fans ont laissé Subbalakhsmi immuable. Elle est demeurée la personne simple, dévote et modeste qu’elle a toujours été et qui avait toujours un réel intérêt pour les autres. Elle a disparu en 2004.

Saint Tyagaraja- Légendes de la musique carnatique

1767-1847

Saint Tyagaraja était l’un des compositeurs de musique carnatique les plus prisés. Il comptait parmi ces grands maîtres qui donnèrent une nouvelle orientation à la musique Indienne. C’était un érudit averti doublé d’un poète, qui était connu sous le nom de « Sangeet-Guru » ou maître de la musique. Ses compositions musicales, Tyagaraja Gana, Valmikiya Kavana et Agumbeya Astamaya s’avèrent uniques car elles nous plongent dans l’extase.

Thyagaraja composa des vers dévotionnels qu’il adapta en musique. Il rendit populaire la musique sous formes de kirtans. Ses éternels Pancharatna Kritis ou cinq joyaux témoignent de l’étendue de son génie. Il était partisan de l’idée que l’art ne peut pas être évalué en termes d’argent, tout comme il ne peut pas en être compensé. Il composa 700 vers et les adapta en musique dans 500 ragas différents.

Les dix-huitième et dix-neuvième siècles ont pris une importance significative dans les annales de la musique classique indienne grâce à Thyagaraja. Ses effets sonores spéciaux ont révolutionné la musique carnatique et il se distingua dans le domaine de la poésie. Il créa également deux opéras : Prahlada Bhakti Vijayam et Nauka Charitam. Bien qu’une grande majorité de ses chansons soient en télougou, certaines d’entre elles sont aussi en sanskrit. Sur le plan spirituel, il comptait parmi ces rares âmes qui avaient tout délaissé pour ne se consacrer qu’à la gloire de Dieu. Les seules choses qui lui importaient étaient la musique et la foi. C’était un grand fidèle du dieu Rama. Thyagaraja rendit l’âme le 6 janvier 1847.




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